Faites de la récupération.

13/11/2012 09:43

Dans le cadre des rencontres organisées sur le thème de la récupération des déchets, un film d'Agnès Varda est proposé ce soir à la Cité de la B.D. 

ciné mardi : les glaneurs et la glaneuse, d’agnès varda

mardi 13 novembre 2012 à 20h30, cinéma de la Cité

21-10-2012

Par nécessité, hasard ou choix, ils glanent, ramassant, récupérant tout ce qu’ils trouvent : patates, pommes et autres nourritures jetées. Agnès Varda a glané des histoires des glaneurs d’aujourd’hui dans tout l’Hexagone. Elle en a tiré la matière de ce document cinématographique véritable instantané d’un monde sans égards pour ses pauvres, ses laissés-pour-compte, ceux qui ont été abandonnés sur le bas-côté et à qui il ne reste que les restes des autres. Une soirée-débat organisée en partenariat avec Charente Nature dans le cadre de la « Faites de la Récup » de Vindelle.

les glaneurs et la glaneuse

documentaire - 1h22 - France, 2000 d’Agnès Varda avec quelques dizaines d’anonymes et Agnès Varda

le sujet
Un peu partout en France, Agnès Varda a rencontré des glaneurs et des glaneuses, « récupéreurs, ramasseurs et trouvailleurs ». Par nécessité, hasard ou choix, ils sont en contact avec les restes des autres. Leur univers est surprenant. On est loin ds glaneurs d’autrefois qui ramassaient les épis de blé après la moisson. Patates, pommes et autres nourritures jetées, objets sans maîtres et pendules sans aiguilles, c’est la glanure de notre temps. Mais Agnès Varda est aussi la « glaneuse » du titre et son documentaire est subjectif. La curiosité n’a pas d’âge. Le filmage est aussi glanage...

propos glanés
« J’ai passé un an à faire un documentaire sur ceux qui dans notre société vivent de nos déchets et de nos restes. Puisqu’on est dans une société de gâchis, il y a des gens qui vivent de ce qu’ils trouvent dans les poubelles. Parmi ceux-là, j’ai rencontré des gens formidables, qui ont une vision de la société. Ils ne sont pas misérabilistes, mais simplement miséreux. Ils ont compris que devant un tel gaspillage, il faut en profiter en quelque sorte, tout en dénonçant ce que cela veut dire. Je peux vous dire que ce film, Les Glaneurs, a circulé un peu partout en France et dans le monde entier. Il pose partout le même problème. Ce n’est pas celui de l’économie durable, du commerce équitable, c’est celui d’une société organisée autour du fric, "du plus gagné" une surproduction, une surconsommation, sur-déchets donc gâchis. Les combats sont à tous les niveaux. On peut essayer de freiner "l’esquintage" systématique des ressources naturelles. On peut faire un document sur les archi-pauvres d’Afrique du Sud, d’Inde ou d’Amérique du Sud. Ce qui m’a intéressée c’est dire « voilà, je vis en France, c’est un pays civilisé, "culturé", riche et il y a des gens qui vivent de nos poubelles ! » Cela a secoué plus d’un Français de voir ça. »
Agnès Varda

mardi 13 novembre 2012 à 20h30
soirée-débat
organisée en partenariat avec Charente Nature
dans le cadre de la « Faites de la Récup » des 17 et 18 novembre à Vindelle
cinéma de la Cité
vaisseau Moebius
60 avenue de Cognac
Angoulême

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